D’où vient le mot
Le nœud mesure la vitesse à laquelle se déplace un bateau. Un nœud équivaut à un mille marin par heure, un peu moins de deux kilomètres par heure.
Le nom n’est pas un hasard. Il y a des siècles, les marins mesuraient la vitesse avec un cordage qui portait des nœuds répartis à intervalles réguliers. Ils jetaient le cordage à l’eau et comptaient combien de nœuds défilaient en un temps donné. Plus il passait de nœuds, plus le bateau allait vite. C’est ainsi que le mot est resté.
À quel rythme nous naviguons
Lors de nos sorties, nous ne cherchons presque jamais à aller vite. Le voilier n’est pas un véhicule pour arriver plus tôt quelque part. C’est le lieu depuis lequel nous regardons la mer avec calme.
Quand des animaux sont proches, nous ralentissons beaucoup. La réglementation espagnole de protection des cétacés impose de s’approcher à moins de quatre nœuds. Cette allure très douce évite de déranger la faune et respecte son espace.
Pour nous, ce n’est pas seulement une règle. C’est notre façon de comprendre la mer. Nous allons lentement parce que le silence et la lenteur sont ce qui permet à un dauphin ou à une tortue de s’approcher de leur propre gré. Nous ne poursuivons personne.
Une donnée pour mieux comprendre
Quatre nœuds, cela fait environ sept kilomètres par heure. C’est à peu près ce que marche une personne d’un bon pas dans la rue.
Pensez-y la prochaine fois que vous serez à bord. Quand le skipper réduit l’allure près d’un groupe de cétacés, le bateau avance aussi lentement que vous marcheriez. Ainsi la rencontre a lieu sans bruit et sans hâte, comme il se doit. La mer n’est pas un décor, et ces animaux ne jouent pour personne : nous leur laissons simplement l’espace pour continuer leur vie.